Jeudi 28 juillet, la coordination de la société civile du Nord-Kivu a appelé à l’indemnisation des victimes atteints par des balles des casques bleus de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco).
Et dresse un bilan de 27 personnes tuées par balle et une cinquantaine d’autres blessées, au cours des manifestations populaires anti-MONUSCO organisées cette semaine dans cette région.
« Le fait pour les casques bleus de la Monusco a tiré sur les civils manifestants serait interprété comme un refus catégorique de quitter la RDC alors que ses responsables avaient avoué qu’elle ne dispose pas d’une force pouvant faire face aux terroristes du M23 qui détiendraient des équipements militaires impressionnants. D’où le questionnement : que cache cette opposition par l’usage disproportionné de la force létale à l’égard des manifestants civils demandant son départ ? », a noté le communiqué.
Pour ce faire, elle exige au Conseil de sécurité de l’ONU d’ouvrir des enquêtes pour trouver les responsables. « Nous demandons à l’ONU d’engager un mécanisme de prise en charge et d’indemnisation des victimes des tirs délibérés sur les civils manifestants pour le départ de la Monusco, du 25 au 27 Juillet 2022. Mais aussi, de se réunir en session extraordinaire pour tabler sur le retrait rapide et sans condition de la Monusco », a ajouté la coordination.
Et demande au gouvernement congolais d’engager des pourparlers rapides avec le Conseil de sécurité des Nations unies pour le retrait immédiat de la force onusienne.
Lundi 25 juillet, des manifestations contre la mission onusienne en RDC (Monusco) ont éclaté dans l’Est du pays. Les manifestants, qui exigent le départ de la mission des Nations unies, affirment que la mission onusienne se montre inefficace à mettre fin au cycle d’instabilité dans cette région où des groupes armés sont actifs.
Depuis Goma, Reagan Kimbale

