En Tanzanie, l’économie a connu une croissance de 5,4% au premier trimestre de cette année, malgré les retombées de la guerre en Ukraine et l’impact persistant de la pandémie de Covid-19. C’est ce qu’a rapporté le Bureau national des statistiques (NBS) mardi 16 août. Et que cela place le pays sur la bonne voie pour atteindre son objectif de croissance de 4,7%.
Selon les chiffres du NBS, l’agriculture a contribué à hauteur de 19,6 % au PIB au cours du premier trimestre.
« La construction, la fabrication ainsi que les mines et carrières sont arrivées en deuxième, troisième et quatrième place avec des contributions de 14,1 %, 9 % et 7,1 %, respectivement. Le commerce et la réparation ont contribué à hauteur de 6,7 %, tandis que les activités de finance et d’assurance ont injecté 6,4 % dans l’économie », a noté le communiqué.
D’après les analyses, l’élan positif des principales activités économiques, associé à la volonté du gouvernement tanzanien de favoriser l’investissement, garantit la réalisation de l’objectif de croissance de 4,7% et même plus.
« Il est temps de renforcer l’autonomie en augmentant les rendements de l’agriculture en promouvant l’irrigation et en subventionnant les agriculteurs et autres afin de réduire la dépendance excessive aux importations européennes et de protéger notre économie contre tout risque associé aux perturbations des chaînes d’approvisionnement », a dit l’économiste Humphrey Moshi à un média local.
Entre janvier et mars, le PIB trimestriel du pays a été de 34,9 billions de shillings (près de 15 milliards Usd), une augmentation par rapport aux 33,1 billions de shillings (14 milliards Usd) enregistrés au cours d’une période similaire l’année dernière, selon les données du NBS.
Ali Maliki

