Ce samedi 27 août, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a condamné la frappe de l’armée éthiopienne détruisant un jardin d’enfants à Mekele, capitale du Tigré, région située dans le nord du pays. Cette frappe a causé la mort de nombreux d’enfants et plusieurs autres blessés.
« L’escalade de la violence dans le nord de l’Ethiopie a fait payer un lourd tribut aux enfants. Depuis près de deux ans, les enfants et leurs familles dans la région souffrent du conflit en cours qui doit cesser immédiatement », a noté le communiqué.
L’Unicef appelle toutes les parties à convenir d’une cessation immédiate des hostilités.
Vendredi 26 août, une frappe aérienne de l’armée éthiopienne a fait au moins quatre morts, dont deux enfants, à Mekele, capitale de la région du Tigré, dans le nord du pays, selon des sources humanitaires.
La reprise des hostilités inquiète l’Union africaine et la communauté internationale.
Le conflit au Tigré a éclaté en novembre 2020 lorsqu’Abiy Ahmed, Premier ministre éthiopien, y avait envoyé l’armée déloger le gouvernement de la région qui contestait son autorité depuis plusieurs mois et qu’il accusait d’avoir attaqué des bases militaires sur place. Des affrontements ont fait de milliers de morts. Et plus d’un million de personnes sont sous menace de la famine dans le Tigré.
Raymond Nsimba

