En Côte d’Ivoire, les avocats de Pulchérie Gbalet, figure de la société civile, ont, lors d’une conférence mercredi 31 août, exigé la libération de leur cliente.
Selon une source locale, Mme Gbalet est accusée notamment d’atteinte à l’image de marque de la Côte d’Ivoire au plan diplomatique et diffusion de fausses informations de nature à entraîner une atteinte au moral de la population. Mais ses avocats dénoncent « un complot » contre leur cliente, de nouveau interpellée le 23 août dernier.
La président l’Alternative citoyenne ivoirienne (ACI), organisation de la société civile, était déjà arrêtée à la suite d’un voyage au Mali, où quarante-neuf soldats ivoiriens sont inculpés pour tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat.
Pour Me Erik Saki, un de ses avocats, la démarche du parquet vise à faire taire Mme Gbalet. Il affirme que leur « cliente n’a jamais rencontré les membres de familles des quarante-neuf soldats ivoiriens détenus au Mali ». « Mme Pulchérie Gbalet est membre de la société civile et défenseur des droits de l’homme. Elle n’est pas membre d’un parti politique encore moins excitante du projet d’un parti politique », dit l’avocat.
La figure de la société civile avait, lors de son séjour au Mali, rencontré des responsables d’ONG, mais aussi des proches de la junte militaire au pouvoir à Bamako, en évoquant avec eux le sort des soldats ivoiriens détenus. « Suffirait-il d’aller au Mali et y revenir pour que cela constitue une entente avec une puissance étrangère ou avec les agents d’une puissance étrangère ? », se questionne le collectif d’avocats de Pulchérie Gbalet.
Pulchérie Gbalet, proche de l’opposition au président Alassane Ouattara, avait été incarcérée pendant huit mois entre août 2020 et avril 2021 pour avoir manifesté et appelé à manifester contre la candidature du président Ouattara pour un troisième mandat.
Raymond Nsimba

