Malgré une progression des cas de la maladie à virus Ebola, le président Yoweri Museveni a de nouveau exclu d’imposer un confinement national comme pour le Covid-19 pour contenir la propagation de cette épidémie vendredi 4 novembre.
M. Museveni exhorte plutôt les habitants à « être plus vigilants » et à observer les mesures mises en place pour contrôler la propagation d’Ebola. « Il n’y aura PAS DE CONFINEMENT. Par conséquent, les gens devraient aller de l’avant et se concentrer sur leur travail sans s’inquiéter », a-t-il déclaré sur Twitter.
L’épidémie d’Ebola a fait à ce stade 49 morts, selon le gouvernement ougandais. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a pour sa part indiqué mercredi que le pays a enregistré plus de 150 cas confirmés et probables, et que l’épidémie a fait 43 morts et 21 décès probables.
L’épidémie a été déclarée le 20 septembre et huit jours plus tard, le président Museveni avait indiqué qu’un confinement à l’échelle nationale n’était « pas nécessaire ».
Le mois dernier, Museveni a instauré un confinement dans deux districts – Mubende et Kassanda – imposant un couvre-feu du crépuscule à l’aube, interdisant les voyages et fermant les marchés, les bars et les églises pendant 21 jours. Il a également ordonné à la police d’arrêter toute personne infectée par Ebola qui refusait de s’isoler.
Mercredi, l’OMS a fait part de son inquiétude après les premiers cas d’Ebola dans la capitale ougandaise et a appelé les pays voisins à renforcer d’urgence leur niveau de préparation face une possible propagation du virus.
L’Ouganda a connu plusieurs épidémies d’Ebola, dont la dernière en 2019. Il n’existe pour l’heure aucun vaccin contre la souche du virus Ebola, dite « souche soudanaise », qui sévit en ce moment dans le pays.
Depuis que le ministère de la Santé a déclaré pour la première fois une épidémie d’Ebola dans le district central de Mubende, la maladie s’est propagée dans tout le pays d’Afrique de l’Est, y compris dans la capitale Kampala.
AFP/Sahutiafrica

