Ce lundi 21 novembre, la Cour suprême d’appel a jugé illégal la liberté conditionnelle accordée à Jacob Zuma, ex-président sud-africain, pour des raisons de santé. Pour cette cour, M. Zuma devra retourner en prison.
Selon la Cour, Jacob Zuma, en droit, n’a pas fini de purger sa peine. « Il doit retourner au centre correctionnel (d’Estcourt) pour ce faire. La question de savoir si le temps passé par M. Zuma en libération conditionnelle médicale illégalement accordée doit être prise en compte pour déterminer la durée restante de son incarcération, ce n’est pas à ce tribunal de décider », a dit Tati Makgoka, juge de la Cour à un média local.
Arthur Fraser, ancien responsable des services pénitentiaires avait accordé la liberté conditionnelle contre l’avis du comité médical de l’institution. Les experts médicaux avaient estimé que M. Zuma « ne remplit pas les conditions requises ».
« C’est une question qui doit être examinée par le commissaire. S’il est habilité par la loi à le faire, le commissaire peut tenir compte de cette période pour déterminer toute demande ou tout motif de libération », a ajouté la juge.
Jacob Zuma reste perçu, malgré les scandales, comme le plus grand rival politique de l’actuel président Cyril Ramaphosa. A moins d’un mois de la conférence du parti au pouvoir, l’ANC, échéance cruciale pour l’avenir de M. Ramaphosa à la tête du pays, Jacob Zuma a plusieurs fois tenté de le déstabiliser en mettant en doute sa probité.
L’ANC se réunit à partir du 16 décembre pour choisir ou non d’investir M. Ramaphosa à un second mandat en 2024. Elu sur la promesse d’éradiquer la corruption, il est gêné par un scandale autour de mystérieuses liasses de billets découvertes lors d’un cambriolage dans l’une de ses propriétés.
Ali Maliki

