Le groupe rebelle M23 ne s’est pas entièrement retiré de positions qu’il occupe dans le territoire de Rutshuru dans l’est de la RDC, a indiqué le président Félix Tshisekedi lors de son intervention au Forum économique mondial de Davos en Suisse.
« Malgré la pression internationale, ce groupe armé est toujours là », a déclaré le chef de l’État congolais. Pour lui, les rebelles font semblant de bouger, ils agissent comme tel, mais ce n’est pas le cas. « Il se déplacent simplement, se déploient ailleurs et ils restent dans les villes qu’ils ont capturés », a-t-il déploré.
Selon les témoignages des habitants de ces zones libérées, l’ombre de rebelles plane toujours. Pourtant, le 12 janvier dernier, Bertrand Bisimwa, un des chefs du M23, a affirmé que la rébellion a convenu de poursuivre son retrait des zones sous leur contrôle. C’était à l’issue d’un échange avec le Kényan Uhuru Kenyatta, facilitateur désigné de l’EAC pour la crise dans l’est du Congo.
En novembre, les rebelles du M23 étaient instruits de se retirer à l’issue d’un mini-sommet à Luanda. Ces rebelles, soutenu par le Rwanda pour Kinshasa, affirment avoir cédé aux forces régionales de l’EAC ses positions à Kibumba, situé à environ d’une vingtaine de km de Goma. Mais les FARDC et la société civile locale parlent d’un leurre.
Selon un rapport interne des services de renseignement des Nations-unies, relayé par Reuters, il n’est pas possible de confirmer le prétendu retrait du M23 de certaines zones en raisons des signes continus de mouvements de troupes. Toujours d’après cette source, les rebelles ont capturé de nouvelles positions ailleurs.
Joe Kashama

