La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ex-rébellion touareg du nord du Mali, a dénoncé dans un communiqué le survol de Kidal, ville stratégique sous son contrôle, et ses environs par des avions de chasses de l’armée.
Pour ce groupe d’anciens rebelles touareg, ces avions a survolé à « des altitudes délibérément provocatrices ses positions à Ber, Amassine, Anafis et Kidal en pleine période de tension liées au blocage du processus de paix ».
La CMA parle dans un communiqué de « violation patente du cessez-le-feu du 23 mai 2014 et de provocation grave opérée sous les yeux de la communauté internationale garante des arrangements sécuritaires et de l’Accord pour la paix ». Jusque-là, la réaction des autorités maliennes à ces propos se fait attendre.
La mission des Nations unies au Mali (Minusma), a quant à elle fait part de sa préoccupation au regard de la montée des tensions entre les parties signataires de l’accord de paix de 2015. Elle a assuré avoir initié des démarches pour relancer le processus de mise en œuvre dudit accord, et a appelé les différentes parties à la plus grande retenue et à leur coopération.
Cette dénonciation est intervenue à la veille de l’anniversaire de la proclamation par les groupes rebelles touareg de l’indépendance des grandes villes du nord, dont Kidal en 2012. Depuis le cessez-le-feu signé en 2015, la Coordination des mouvements de l’Azawad, contrôle de vastes étendues du nord du Mali. Une insoumission que ne supporte pas la junte au pouvoir depuis 2020, et qui prône la souveraineté totale du pays.
Dinho Kazadi

