En Libye, les vols vers le principal aéroport de Tripoli, capitale libyenne, ont été suspendus suite aux affrontements qui ont éclaté entre deux groupes armés, lundi 14 août.
Selon les habits de la place, cette suspension est intervenue après la capture d’un puissant commandant de faction armée par une force rivale.
« Nous entendons des coups de feu depuis près de deux heures maintenant et nous ne savons pas ce qui va se passer. Nous craignons pour notre sécurité », a déclaré l’un des habitants du district de Furnaj, cité par Reuters.
Des sources à Mitiga indiquent que tous les vols à destination et en provenance de l’aéroport étaient redirigés vers Misrata, à 180 kilomètres (110 miles) à l’est du pays. En fait, Mahmoud Hamza, chef de la brigade 444 qui contrôle une grande partie de Tripoli, a été détenu à l’aéroport de Mitiga par la Force spéciale de dissuasion, ont rapporté des médias locaux.
Les affrontements de lundi sont les pires à avoir frappé Tripoli, capitale libyenne depuis des mois. Bien qu’il y ait eu des violences sporadiques entre factions armées dans d’autres parties, notamment au nord-ouest de la Libye ces dernières semaines.
La Libye peine à s’extirper d’une décennie de chaos après la chute du Mouammar Kadhafi. Depuis, le pays est rongé par la crise, alors que deux gouvernements se disputent le pouvoir : l’un installé à Tripoli (ouest), dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par les Nations unies, l’autre dans l’est, soutenu par le puissant maréchal Khalifa Haftar et le Parlement.
En juin dernier, des représentants des camps rivaux libyens se sont accordés sur les lois électorales, à l’issue des pourparlers qui ont lieu à Rabat. Des élections présidentielle et législatives, initialement prévues en décembre 2021, ont été reportées sine die en raison de divergences persistantes entre camps rivaux. Pourtant, elles sont censées réunifier le pays, divisé.
Josaphat Mayi

