Le sommet des Chefs d’État et des Gouvernements de la Communauté de développement de l’Afrique australe tenu à Luanda, capitale de l’Angola, a décidé de fournir des orientations stratégiques sur le déploiement de la mission de la SADC en RDC.
Les chefs d’État venus de : l’Angola, RDC, Afrique du Sud, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe et Lesotho (seul représenté par un premier ministre), ont participé à ce sommet, avec comme objectif : mettre en place des stratégies pour restaurer la paix et la sécurité dans la partie Est de la RDC.
Le sommet a décidé également de charger le président de la SADC, Joao Lourenço, président de l’Angola, de redoubler d’efforts diplomatiques auprès de la Rdc et du Rwanda afin de parvenir à une paix durable dans l’Est où le Rwanda est souvent accusé de soutenir des rébellions.
En fait, aucune date n’a été communiquée sur le déploiement de la force de la SADC au Congo. Entre-temps, le mandat de la force régionale de l’EAC expire au Congo expire le 8 décembre. Le Gouvernement congolais n’entend plus le renouvelé, alors qu’ils sont en Rdc depuis novembre 2022.
Très critiquée par la population congolaise, la force régionale est jugée très généreuse avec les M23. Le président Tshisekedi a déploré le laxisme de certains contingents de l’EAC.
« Notre exigence reste la même. La force régionale doit être plus active à l’image du contingent burundais parce qu’à certains endroits, nous observons une sorte de laxisme. Cela ne va pas s’éterniser sans que nous puissions réagir » déclare le Président de la RDC le 29 août dernier, devant le président burundais.
La force régionale déployée en RDC est actuellement composée de militaires burundais, ougandais, kenyans et sud-Soudanais.
Béni Bavila

