La Monusco a, dans un message adressé à son personnel, décrit une situation sécuritaire « de plus en plus volatile » dans l’est de la RDC, où les combats se poursuivent entre l’armée et les rebelles du M23.
Elle indique que la rébellion du M23 a atteint la périphérie nord de Sake. C’est à une vingtaine de km à l’ouest de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu. La mission onusienne renseigne que d’autres éléments armés ont été repérés dans le parc national des Virunga. Ils menacent de couper la route Goma-Sake.
Après huit ans de sommeil, le M23 a repris les armes fin 2021 avec le soutien du Rwanda, s’est emparé de larges pans du Nord-Kivu. Jeudi dernier, les troupes indiennes de l’ONU déployées autour de Sake pour empêcher la progression des rebelles vers Goma ont abandonné leurs positions contre l’avis de leur hiérarchie.
La ville de Goma, qui compte plus d’un million d’habitants et près d’un million de déplacés, est encerclée par la rébellion du M23 et des unités de l’armée rwandaise depuis février. Depuis, les affrontements sont intensifiés.
Selon le rapporté de la Monusco, dimanche matin, des milices supplétives des FARDC ont ouvert le feu contre des casques bleus dans la périphérie de Sake. C’était avec environ 350 munitions d’armes légères et deux roquettes de type RPG. Pourtant, samedi soir, l’explosion d’une grenade dans un camp de déplacés, entre Goma et Sake a fait cinq morts et plusieurs blessés.
La situation reste tendue dans l’est de la RDC. Si les seules voies de sortie sont le lac Kivu au sud et la frontière rwandaise à l’est, des échanges de tirs d’artillerie ont eu lieu samedi et dimanche autour de Sake et dans la périphérie ouest de Goma.
Deux civils seraient morts et deux autres blessés à Mushaki à 10 km à l’ouest de Sake, en zone M23, selon plusieurs sources.
Josaphat Mayi

