En Guinée, le Conseil national de transition (CNT), qui fait office de Parlement, valide une transition de trois ans avant le retour à l’ordre constitutionnel. C’était lors d’une séance plénière mercredi 11 mai.
Le chronogramme de trente-neuf mois présenté par le Conseil national du rassemblement pour le développement (CNRD), organe dirigeant de la junte, a été réduit à trente-six mois. « Trente-six mois sont suffisants pour préparer le pays à un retour à l’ordre constitutionnel », a déclaré le porte-parole du CNT cité par l’AFP.
En prenant cette décision, l’organe exécutif a défié les partenaires régionaux de la Guinée. Il s’agit notamment de la Cédéao, qui exige un délai bien plus court.
Le colonel Mamady Doumbouya a renversé Alpha Condé en septembre dernier. Et s’est fait proclamer chef de l’Etat. Il a promis d’organiser des élections censées ramener les civils au pouvoir. Selon la charte de la transition, aucun responsable actuel ne peut candidater lors des prochaines élections.
Mervedie Mikanu

