L’Union des écrivains congolais a, dans un communiqué publié le week-end, appelé à une action urgente et collective pour mettre fin aux violences et instaurer une paix durable en RDC, où la partie orientale est en proie à l’activisme du M23, rébellion soutenue par le Rwanda.
Pour cette structure, la situation sécuritaire s’est aggravée dans l’est de la RDC. Elle rappelle plus de 3000 morts dans les récents affrontements à Goma. « Trop de sang a coulé. Il faut que ça cesse », ont déclaré les écrivains, dénonçant avec force les actes de violence, de barbarie et de terreur.
En mars 2024, les écrivains congolais s’étaient déjà exprimés lors d’un congrès extraordinaire à Kinshasa, et un an plus tard, ils constatent avec regret que « la situation n’a fait qu’empirer ». Face à ce constat alarmant, ils exhortent les acteurs politiques à intensifier les efforts diplomatiques via les processus de paix de Nairobi et de Luanda.
L’Union des écrivains congolais soutient aussi l’initiative du « Pacte social pour la Paix », proposée par les prélats des églises catholique et protestante, comme un moyen essentiel de favoriser un dialogue sincère et inclusif entre toutes les parties prenantes.
Les écrivains lancent un appel à tous les intellectuels, penseurs, artistes, acteurs politiques, sociaux et religieux à s’engager dans ce processus de paix, en faisant preuve de bonne volonté et de sens des responsabilités. Ils demandent également le soutien de la communauté internationale pour aider le pays à sortir de cette crise. « Il est temps que cessent ces tueries ! Il est temps de s’unir pour que règne la paix ! », rapporte le communiqué.
Pendant ce temps, la situation sécuritaire est toujours aussi précaire dans l’est de la RDC, où les rebelles du M23 contrôlent deux principales villes de la région du Kivu, Goma et Bukavu. Le week-end, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution condamnant le soutien du Rwanda à cette rébellion, accusée de massacre de civils à Kishishe et Bambo dans un rapport d’enquête préliminaire des Nations unies.
Ephraïm Kafuti

