Mardi 13 mai, le parquet sud-africain a annoncé avoir fait appel de l’acquittement pour viols du pasteur Timothy Omotoso de la nationalité nigériane, qui a fait scandale le mois dernier dans ce pays d’Afrique.
Dans un communiqué publié par le ministère public, le NPA (parquet national,) estime qu’il y a des chances raisonnables pour que l’appel soit couronné de succès malgré la complexité de la procédure juridique. L’acquittement, prononcé en raison de la faiblesse du dossier des procureurs, a choqué le pays où plus de 42.000 viols en un an ont été signalés la police lors de l’exercice 2023-2024.
Des dizaines de femmes avaient manifesté devant le tribunal de Gqeberha (ex Port-Elizabeth) à l’énoncé du jugement. En fait, le télévangéliste nigérian, arrêté samedi à l’issue d’un office pour infraction à la législation sur l’immigration, était accusé de violences sexuelles. C’était par une vingtaine de femmes, dont des viols, et poursuivi entre autres pour trafic d’êtres humains.
Le pasteur de 66 ans, arrêté à l’issue d’une chasse à l’homme de plusieurs jours en 2017, est à la tête de l’Église Jesus Dominion International (JDI), dont le siège est à Durban, grande ville côtière de l’est de l’Afrique du Sud. Ce mouvement religieux a des branches également au Nigeria et en Israël, selon le gouvernement sud-africain.
Pour l’heure, l’ enquête interne, visant la première équipe de procureurs impliquée dans le dossier, se poursuit. Elle a même été élargie à ceux ayant pris leur relais, en vue d’identifier, si nécessaire, les mesures disciplinaires à prendre. Son rapport est attendu en juin.
Josaphat Mayi

