Un deuil national de trois a été décrété mercredi 25 juin après la mort d’au moins de vingt-neuf lycéens dans une bousculade provoquée par l’explosion d’un transformateur électrique pendant les épreuves du baccalauréat.
Au moment de l’explosion, vers 13H00, un peu plus de 5.300 élèves planchaient sur les épreuves de la deuxième journée d’examen.
« Je tiens à apporter mon témoignage de solidarité et de compassion aux parents des candidats décédés, aux personnels éducatifs, aux élèves, et à leur présenter mes condoléances les plus émues et attristées, ainsi que mes vœux sincères de prompt rétablissement aux blessés », a déclaré M. Touadéra dans une vidéo publiée sur la page Facebook officielle de son parti et enregistrée depuis Bruxelles où il assiste au sommet de l’Alliance du vaccin (Gavi).
Pris de panique, surveillants et élèves ont tenté de fuir, certains en sautant depuis le premier étage de l’établissement. De nombreux blessés ont afflué, transportés en ambulance, dans les bennes de pick-ups, sur des motos-taxis et parfois même à bout de bras, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Selon un document circulant sur les réseaux sociaux et authentifié par le ministère de la Santé, 29 morts ont été recensés par les hôpitaux de Bangui. « L’hôpital a été envahi par la population au point de faire obstruction aux soigneurs et aux ambulances », a indiqué une source au ministère de la Santé.
Un important dispositif de sécurité, composé de casques bleus de la Minusca, de policiers et de gendarmes a été positionné autour de l’établissement scolaire, le lycée Barthélémy Boganda, et des hôpitaux.
Le ministre de l’Education Aurélien-Simplice Kongbelet-Zingas a assuré dans un communiqué mercredi que « des mesures seront prises rapidement afin d’élucider les circonstances de cet incident ».
« Un communiqué ultérieur indiquera la date de reprise des épreuves restantes » dans ce lycée, alors que « les candidats des autres centres (…) sont invités à poursuivre normalement leurs examens », a poursuivi le texte.
Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), groupement de partis de l’opposition, a dénoncé « l’irresponsabilité des autorités en place, qui ont failli à leur devoir de garantir la sécurité des élèves et des infrastructures scolaires ».
Ce pays d’Afrique centrale, un des plus pauvres au monde, meurtri par une succession de crises depuis son indépendance de la France en 1960, peine à se relever des troubles survenus lors de l’élection présidentielle de décembre 2020, quand des éléments de la Coalition des Patriotes pour le Changement avaient tenté de marcher sur Bangui pour renverser le pouvoir.
Des élections municipales, puis législatives et présidentielle sont prévues en aout et décembre 2025 mais des experts de l’ONU appellent à mettre en œuvre une réforme institutionnelle urgente de l’autorité électorale avant les élections et garantir une « gouvernance interne transparente », alors que les tensions entre le pouvoir et l’opposition s’intensifient.
AFP/Sahutiafrica

