À force de tirer le feu par la queue, le feu nous brûle pour de vrai… (Carnet de Christian Gombo)

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Le feu brûle. La preuve, les wewas (conducteurs de taxi moto) qui ont la colère du feu quand l’un d’eux ou plusieurs sont victimes d’un accident, brûlent. Encore et encore. 

 

Comme dans ce pays, les cours et tribunaux sont impuissants face aux puissants, ils (les wewas) préfèrent se faire justice. Une justice par le feu. Ils crament souvent les véhicules au passage. La prison sera vide, mais ils auront perdu quelque chose aussi…

 

À force de tirer le feu par la queue, le feu nous brûle pour de vrai…

 

À l’ONATRA, où les salaires des gens brûlent chaque année dans les dépenses urgentes, le feu a pris en otage une bonne partie du bâtiment ! Pauvre IGF! Plus de contrôle, plus de prison! Mais pour les pauvres, plus de contrôles, plus de prisons! Ainsi va la vie…

 

À force de tirer le feu par la queue, le feu nous brûle pour de vrai…

 

Tout ça c’est la faute de tous les pasteurs, les évangélistes, les généraux de Dieu, les archipapes, etc., qui chaque jour de culte et les dimanches appellent le feu. Fireeeee!!! Ils ont normalisé le mot feu dans la bouche des pauvres qui mettent le feu partout à cause du diable qui serait omniprésent… Ça nous apprendra ! On sait brûler le diable sans nous brûler, c’est qu’on est des bons diables…

 

À force de tirer le feu par la queue, le feu nous brûle pour de vrai…

 

Christian Gombo

 

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