Amnesty international exige la libération de quatre ouest-africains emprisonnés depuis plus de cinq mois à Malabo, capitale de la Guinée équatoriale. Cette annonce a été faite dans un communiqué publié samedi 30 avril. Il s’agit de deux Maliens, d’un Guinéen et d’un Ivoirien.
D’après Amnesty, Malabo doit immédiatement relâcher les quatre personnes détenues pour une période, qui dépasse de loin la limite de 60 jours, selon la loi. Cette ONG indique que l’un des prisonniers souffre de maux de tête, de fièvre, son avocat réclame qu’il bénéficie des soins médicaux appropriés.
En novembre dernier, Siméon Oyono Esono, ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, avait « justifié devant les ambassadeurs de plusieurs pays européens le motif d’arrestation de ces hommes ».
« Les étrangers arrêtés étaient ceux qui sont entrés clandestinement en Guinée équatoriale et d’autres, qui s’y trouvaient déjà depuis un certain temps sans titre de séjour », avait-t-il expliqué.
Selon Amnesty, plus de 500 personnes au total, qui sont des ressortissants du Cameroun, du Nigeria, du Sénégal, de la Côte d’ivoire, de la Centrafrique, du Tchad et du Mali avaient été arrêtés durant les descentes de novembre et décembre de la police. Puis détenus dans des commissariats ou des complexes sportifs.
Raymond Nsimba

