Jeudi 31 mars, le gouvernement angolais a suspendu des médecins grévistes, qui représentent une large majorité de la profession dans le pays et réclament depuis dix jours de meilleures conditions de travail.
Les médecins dénoncent des hôpitaux en manque matériel, de médicaments, et accusent le gouvernement angolais de construire de nouveaux établissements sans fournir de personnel.
« Nous ne paierons pas les salaires des grévistes », a lâché Teresa Dias, ministre angolaise du Travail, à la presse. Elle affirme qu’il existe déjà une proposition d’augmenter le salaire de base à 6% et les subventions à tous les niveaux à 60%.
Le 21 mars dernier, le syndicat des médecins avait appelé à la grève après la mort d’au moins vingt enfants en une journée dans un hôpital à Luanda, capitale angolaise. Ces décès ont été causés par la pénurie de médicaments et de matériel médical, selon Adriano Manuel, président de l’organisation, limogé pour avoir donné l’alerte.
L’Angola est riche en ressources naturelles, mais une grande partie de sa population vit sous le seuil de pauvreté en dépit de la manne pétrolière. Le pays compte près de 5.600 médecins pour une population de plus de trente millions d’habitants, un taux moins élevé qu’en Haïti ou en Afghanistan, selon la Banque mondiale.
La Rédaction

