La chanteuse béninoise aux cinq Grammy Awards, Angélique Kidjo, figure parmi les 35 artistes sélectionnés cette année pour recevoir une étoile sur le célèbre Hollywood Walk of Fame à Los Angeles.
L’annonce a été rendue publique mercredi, confirmant que l’icône africaine sera honorée en 2026. Elle deviendra ainsi la première chanteuse africaine à obtenir cette prestigieuse distinction.
Avec cette reconnaissance, Angélique Kidjo rejoint un cercle très restreint de personnalités originaires du continent africain décorées sur le Hollywood Boulevard, aux côtés de Lupita Nyong’o, Charlize Theron et Basil Rathbone.
« Les mentalités, ça prend du temps à changer… mais il y a une réalité : les artistes africains n’ont plus besoin de personne pour remplir les stades », a-t-elle déclaré sur les ondes de RFI, exprimant son espoir de voir plus d’artistes africains briller sur cette avenue mythique.
Née au Bénin et installée entre la France et les États-Unis depuis 1998, Angélique Kidjo vient de terminer une tournée internationale célébrant ses 40 ans de carrière. Son parcours est une fusion magistrale de sonorités africaines, de jazz, de funk, de pop et de rock, au service d’un message engagé en faveur des droits humains, de l’éducation et de l’égalité des genres.
Sa passion pour la scène remonte à l’âge de six ans, alors qu’elle rejoint la troupe de théâtre de sa mère, avant de se produire avec le groupe Les Sphinx. En 1991, elle connaît une percée internationale avec l’album Logozo, enregistré entre Miami et Paris, où elle collabore notamment avec les légendaires Branford Marsalis et Manu Dibango.
Ce disque, produit par Joe Galdo, se hisse au sommet des ventes World Music du Billboard et marque le début d’une première tournée mondiale, achevée par un concert à guichets fermés à l’Olympia de Paris.
Ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF depuis 2002, Angélique Kidjo utilise sa musique comme un outil de plaidoyer. Sa discographie compte plus de 19 albums, et son carnet de collaborations est impressionnant : de Carlos Santana à Sting, en passant par Alicia Keys, Bono, John Legend, Peter Gabriel ou encore Will-I-Am.
Pionnière inspirante, elle tend aussi la main à la nouvelle génération d’artistes africains, collaborant récemment avec Burna Boy, Yemi Alade, Davido, et tout dernièrement avec la star congolaise Fally Ipupa dans la chanson Nadi Balance.
L’étoile qui portera bientôt son nom à Hollywood incarne bien plus qu’un honneur personnel. Elle symbolise une reconnaissance mondiale pour la musique africaine et pour une femme qui, depuis quatre décennies, fait rayonner l’Afrique sur les plus grandes scènes du monde.
Ephraïm Kafuti

