Au Burkina Faso, l’armée va recruter 3.000 soldats supplémentaires pour augmenter son effectif dans la lutte contre la menace djihadiste, dont le pays fait face depuis 2015. Le ministère de la Défense l’a annoncé dans un communiqué vendredi 15 avril. Selon ce document, le recrutement devra se faire plutôt que prévu.
« Initialement prévu le 1er juin, le recrutement de 2.000 militaires du rang au titre du contingent normal et de 1.000 autres à titre exceptionnel est ramené du 4 au 31 mai dans chaque chef-lieu des treize régions administratives du Burkina », a précisé le général Aimé Barthélémy Simporé, ministre de la Défense, cité par l’AFP.
Les forces armées burkinabè sont estimées entre 15.000 à 20.000 hommes, dont plus de la moitié servent dans l’armée de terre. Elles sont confrontées depuis à des attaques djihadistes de plus en plus meurtrières au fil des années.
La plus sanglante, à ce jour, a visé un détachement de gendarmerie à Inata, dans le nord, faisant 53 morts en novembre dernier. Manquant de moyens, l’armée burkinabè peine à enrayer la menace djihadiste de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique (EI).
Mervedie Mikanu

