Près de douze personnes ont été tuées mercredi lors d’une nouvelle attaque de djihadistes présumés dans le nord du Burkina Faso, ont indiqué des sources locales jeudi 8 décembre.
Selon une source locale, les victimes sont presque toutes des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), des supplétifs de l’armée.
« Il y a au moins dix volontaires qui ont été tués et plusieurs blessés qui ont été évacués au centre médical de Boulsa », le chef-lieu de la province du Namentenga située dans cette région.
Un responsable régional des VDP, sous le couvert de l’anonymat, a confirmé l’attaque, précisant que « plusieurs terroristes ont été neutralisés par les volontaires après plus de deux heures de combats ».
Cette nouvelle attaque est la quatrième connue depuis dimanche au Burkina : elles ont fait au total au moins 27 morts.
Lundi et mardi dans cette même région, au moins neuf civils sont morts lors de l’attaque d’un village et d’un convoi de commerçants.
Dimanche, ce sont six civils, dont quatre enseignants, qui avaient été tués lors d’une attaque de djihadistes présumés à Bittou, ville du Burkina Faso proche des frontières du Ghana et du Togo.
Le 26 novembre, quatre soldats avaient également été tués dans l’explosion d’un engin artisanal dans le nord, et trois civils abattus lors d’une autre attaque dans le nord-est.
Depuis 2015, le Burkina Faso est régulièrement endeuillé par des attaques djihadistes de plus en plus fréquentes ayant fait des milliers de morts et contraint quelque deux millions de personnes à fuir leurs foyers.
Ces attaques de groupes liés à l’Etat islamique et à Al-Qaïda visant militaires et civils se sont multipliées ces derniers mois, essentiellement dans le nord et l’est du pays.
Investi le 21 octobre président de la transition par le Conseil constitutionnel, le capitaine Ibrahim Traoré, auteur d’un nouveau coup d’Etat militaire le 30 septembre dernier s’est donné pour objectif « la reconquête du territoire occupé par ces hordes de terroristes ».
Les djihadistes occupent environ 40% du territoire burkinabé.
A l’issue d’une campagne de recrutement, 90.000 civils se sont inscrits pour rejoindre les Volontaires de la défense de la patrie (VDP, supplétifs civils de l’armée), appelés à seconder l’armée dans sa lutte contre les djihadistes.
La Rédaction

