Une vingtaine de soldats ont été pris en otage par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) à Sikikédé, dans le nord de la Centrafrique, depuis le 14 février, a indiqué l’état-major des forces armées centrafricaines dans un communiqué.
En fait, ces militaires ont été capturés après des combats entre l’armée et les rebelles de la CPC dans ce village, situé près de Birao sur l’axe Birao-Tiringoulou-Tchad. Une série de braquages de plusieurs dizaines de motos a été rapportée dans la zone périphérique. Des rumeurs qui bruissent font état rumeurs de nouvelles attaques de positions de l’armée à Gordil et Tiringoulou.
Pour l’armée, il s’agit d’un acte de terrorisme. « Le groupe des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui a attaqué les positions de l’armée nationale dans la Vakaga serait en majorité composé des mercenaires étrangers », a dénoncé l’armée.
Les forces centrafricaines disent être déterminées à libérer des villes abritant des rebelles. Même si elles appellent la communauté internationale à engager des pourparlers avec les rebelles de la CPC pour la libération des soldats capturés.
Depuis le 25 janvier, des violents heurts opposant les éléments de la CPC aux FACA et leurs partenaires ont eu lieu dans les chantiers miniers de la commune de Ouandja, principalement à Gordil, Ndiffa et Sikikédé.
La Centrafrique est, depuis 2013, d’une guerre civile très meurtrière dans ses premières années. Mais depuis 2018, elle a baissé d’intensité. Cette guerre a opposé dans les premières années des milices à majorité musulmane coalisées au sein de l’alliance Séléka à d’autres les anti-balakas, dominées par les chrétiens et animistes. Les Nations unies accusent les deux camps d’avoir commis de crimes de guerre et contre l’humanité.
Mervedie Mikanu

