Une crise de carburant secoue depuis trois jours la ville de Bangui, capitale centrafricaine. Des automobilistes et certains consommateurs font des files d’attente dans les stations-services. Une occasion pour les revendeurs de faire de la spéculation sur le peu de produits dont ils disposent. Mais le gouvernement centrafricain affirme qu’il n’y a pas de pénurie.
Selon des médias locaux, il faut attendre près d’une heure pour être servi dans les rares stations qui sont encore ouvertes, mais les sociétés des hydrocarbures ne précisent pas les raisons de cette pénurie.
« Je demande aux autorités du pays de trouver une solution durable à ce problème de pénurie de carburant. Si vraiment, le gouvernement peut construire des dépôts supplémentaires pour stocker les produits pétroliers, ce serait une bonne chose. Cela pourrait pallier le problème », a confié Benzoni Poukouhou, un conducteur de mototaxi à un média local.
Le litre d’essence qui se vendait à 800 francs est passé à 1000 francs CFA. Les revendeurs se défendent.
Le ministère centrafricain de l’Energie explique cette pénurie par le retard dans l’approvisionnement des dépôts. Par ailleurs, il rassure l’opinion quant à l’approvisionnement des stations-services.
» Il y a du carburant au niveau de la Socasp. Mais puisque, les marqueteurs ont des difficultés à trouver du super à Sonara et à N’djamena, nous régulons de manière à ce que la consommation soit proportionnelle à l’arrivée du super par la route. Ce qui veut dire, nous gérons la consommation pour ne pas tomber dans la crise », a dit Alain Fidèle Kolongato Gbadou, porte-parole du ministre centrafricain de l’Energie.
Depuis près de dix ans, Bangui connaît une pénurie de carburant entre mars et juin. Une situation qui est généralement à l’origine de la flambée de prix ainsi que de la contrebande dans le secteur pétrolier.
Joe Kashama

