« Rapha Boundzéki, dit ‘’Aphara’’, a valorisé la sape en montrant au monde entier que l’art de bien s’habiller faisait corps avec la musique », a déclaré Karl Sakala, sapeur du 2e arrondissement de Brazzaville Bacongo. Pour Karl Sakala, Boundzéki était un ambassadeur de la sape congolaise.
Le 10 mai dernier à Brazzaville, l’Union des musiciens congolais (UMC) et les passionnés de la sape, ont rendu hommage à Rapha Boundzéki.
Auteur-compositeur et chanteur, Rapha Boundzéki n’a toujours pas fait l’unanimité auprès des congolais de Brazzaville. Parfois contesté et au look plus ou moins décalé, Rapha Boundzéki, chantre de la sapologie, a laissé les chefs d’œuvres comme “Ma Bouesso”, “Parisien refoulé”, “Mateya” ou “Le départ pour l’école”. Il a aussi chanté avec Papa Wemba, grande star de la RDC et chantre de la sapologie.
Lien de la chanson du duo Rapha Bounzéki et Papa Wemba:
L’Union des musiciens congolais (UMC) a organisé une table-ronde sur l’œuvre de Rapha Boundzéki, dit ‘’Aphara’’. Un défilé d’exhibition vestimentaire a également été organisé par les sapeurs à l’occasion des 13 ans de disparition de l’illustre disparu.
Lors de la table-ronde autour de l’œuvre et l’apport de Boundzéki, des témoignages ont également été faites en la mémoire de l’artiste.
« Aphara et moi avions certes entretenu une rivalité, musicalement parlant. Mais en réalité, chacun a apporté sa pierre au rayonnement de la musique congolaise. Lui avec la valorisation de la langue lari, une langue du sud du pays et la sape. Moi avec les danses traditionnelles du nord », a expliqué Chairman Jacques Koyo.
Rapha Boundzéki est mort le 10 mai 2008 à Brazzaville de suite d’un arrêt cardiaque causé par une crise d’hypertension. Il avait 47 ans.
Achille Tshitoko

