Les combattants Adf auraient tué des dizaines de personnes en l’espace de quatorze jours dans le territoire de Beni au Nord-Kivu et dans celui d’Irumu en Ituri, Est de la RDC, selon de la société civile locale.
Kinos Katuo, président de forces vives de la localité de Mamove, confie que les Adf ont abattu dix-neuf civils dans le territoire de Beni et trente-sept autres dans différentes localités du groupement Bandavilemba chefferie de Walesa Vonkutu en Irumu. Dans le territoire de Beni, les assaillants ont tué six personnes à Mbingi et à Makakwa, quatre à Mabuwo et trois à Buliso, d’après cette source.
Contacté par Sahutiafrica, l’administrateur militaire du territoire d’Irumu confirme les attaques perpétrées par les Adf. Mais il fait état d’un bilan provisoire de trois civils tués. Pourtant, le président de forces vives de la localité de Mamove a avancé un bilan de trente-sept morts.
« Les attaques des Adf ont été déplorées dans mon territoire. Mais je ne sais d’où des structures de la société civile ont pu avoir ce bilan. Car, je suis en contact avec les chefs de différents villages attaqués », a-t-il déclaré.
Christophe Munyanderu, coordonnateur de l’ONGDH convention pour le respect de droit humain CRDH/Irumu, appelle l’armée à intensifier des opérations contre les rebelles Adf dans la chefferie de Walese Vonkutu.
« Nous demandons aux autorités militaires d’intensifier les opérations dans la chefferie de Walese Vonkutu, car les rebelles Adf sont là et continuent de tuer la population », a déclaré Christophe Munyanderu.
Malgré l’instauration de l’état de siège et des opérations conjointes menées par les armées congolaise et ougandaise dans cette région, la situation reste instable. Les combattants Adf, affiliés à l’Etat islamique (EI), continuent de semer terreur et désolation.
Entre-temps, le gouvernement congolais a ouvert depuis lundi 14 août une table ronde sur l’état de siège. Ces assis devront être sanctionnés par la levée ou non de cette mesure qui vise à endiguer l’insécurité dans la partie orientale de la RDC.
Depuis Beni, Augustin Sikwaya

