A la DRC Mining week qui se déroule à Lubumbashi, Jean-Paul Mbayo, ingénieur en charge de la Production, transport, distribution et gestion de l’énergie électrique sur le site minier de Kibali Gold Mine, a vanté le modèle énergétique de ce géant dans le secteur minier en RDC.
Il affirme que « l’entreprise minière a fait un choix stratégique en investissant massivement dans les énergies renouvelables ». Ambition affichée ? « Assurer une énergie 100 % verte, fiable et autonome pour ses opérations et soutenir les communautés locales en leur donnant accès à une énergie propre et durable », a détaillé Jean-Paul Mbayo.
Pour lui, Kibali est un exemple rare d’entreprise minière qui non seulement investit dans l’extraction, mais aussi s’engage à résoudre les défis énergétiques en privilégiant les énergies renouvelables. Bien plus, soutient-il, en misant sur l’expertise locale. « Aujourd’hui, le département des énergies de Kibali est entièrement géré et maintenu par des talents locaux, renforçant ainsi la souveraineté technologique congolaise pouvant ainsi apporter l’expertise dans le développement du secteur énergétique en RDC », s’est extasié.
Comme de nombreuses entreprises minières en RDC, Kibali était confrontée à un déficit énergétique important. Avec le soutien de Barrick, les ingénieurs ont réfléchi à des solutions durables, l’énergie étant un facteur clé pour l’exploitation minière et le développement industriel.
La mine d’or de Kibali a démarré ses activités avec une centrale thermique alimentée par des générateurs diesel, totalisant une capacité installée de 43 MW. En 2015, Kibali a amorcé une transition vers les énergies renouvelables dans le but de réduire sa dépendance aux générateurs thermiques, de diminuer les coûts de production d’énergie et de réduire son empreinte carbone.
Cette transition s’est concrétisée par la mise en service de trois centrales hydroélectriques : Nzoro II, Ambarau et Azambi, pour une capacité installée cumulée de 42 MW. Et pour sécuriser l’approvisionnement énergétique durant les périodes de faible débit hydraulique, Kibali a lancé un projet de centrale solaire de 16 MW, couplée à un système de stockage par batteries de 15 MW / 30 MWh.
Les investissements de Kibali dans l’énergie ont eu des impacts considérables sur le plan économique avec la réduction de 61,5% des coûts énergétiques, équivalent à une économie annuelle de plus de 82 millions USD. Avec l’hydroélectricité, l’énergie coûte 51,3 millions USD par an, contre 133,4 millions USD sans.
Sur le plan environnemental, il y a la diminution des émissions de carbone, favorisant la durabilité et l’impact écologique positif. En fait, cette société minière a aussi contribué dans le développement des communautés de Durba et Watsa, en fournissant 13 140 kwh par an, mais aussi favorisant la croissance économique locale et l’amélioration de la qualité de vie.
Annie Ngomamvula

