Ce mercredi 17 août, Abdel-Fattah al-Sissi, président égyptien a accepté la démission de Tarek Amer, gouverneur de la Banque centrale d’Egypte (CBE) Tarek Amer et l’a nommé conseiller présidentiel. Mais le nouveau gouverneur n’a pas encore été annoncé.
« Je tiens à remercier le président al-Sissi de m’avoir soutenu tout au long de mon mandat de gouverneur de la CBE. J’ai démissionné pour laisser de la place à du sang neuf pour prendre ses responsabilités et faire avancer le processus de développement réussi de l’Egypte sous la direction du président », a écrit Tarek Amer dans un communiqué.
Avant de présider la CBE, M. Amer a été vice-gouverneur de la banque de 2003 à 2008 et a dirigé la Banque nationale d’Egypte de 2008 à 2013.
En tant que gouverneur égyptien au FMI, il a joué un rôle dans le programme de réforme économique de l’Etat soutenu par le FMI lors de sa première vague (novembre 2016-juillet 2019), grâce à laquelle le pays avait obtenu 12 milliards Usd du fonds.
Cette démission intervient alors que l’Egypte est toujours en négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), qui se poursuivent depuis mars, pour obtenir un nouveau prêt dans le but de soutenir l’économie nationale au milieu des répercussions du conflit russo-ukrainien, de la vague inflationniste mondiale et de la pénurie de monnaie forte sur le marché local.
En Egypte, l’inflation annuelle s’est accélérée pour atteindre 14,6% en juillet, soit plus du double du mois correspondant en 2021, contre 13,2% en juin, tandis que l’inflation annuelle urbaine a également augmenté à 13,6%, selon l’Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS).
La Rédaction

