Après des affrontements qui ont fait près de vingt-et-une morts à Freetown, les autorités ont évoqué une « tentative de coup d’Etat avortée » ce mardi 28 novembre.
D’après le chef de la police, une enquête a été ouverte cette tentative de coup d’Etat. « Un groupe de gens ont tenté de renverser le pouvoir en place, en utilisant la force. Nous continuons à traquer ceux qui ont tenté de renverser par la force une autorité légitime », a-t-il déclaré devant la presse.
D’après Chernor Bah, ministre sierra-léonais de l’Information, treize militaires et un civil, suspectés d’être impliqués dans cette tentative, ont été arrêtés et placés en détention.
Entre-temps, la police affirme continuer de poursuivre les responsables de ces affrontements. Ce lundi, elle a publié les photos et les identités de trente-quatre hommes et femmes recherchés en lien avec ces affrontements meurtriers à Freetown. Dans une publication sur les réseaux sociaux, la police promet une « belle récompese » à quiconque fournira des informations, conduisant à leur capture.
Dimanche, Freetown a vécu une journée confuse, alors que des affrontements ont éclaté entre les forces de sécurité et des inconnus, qui ont tenté de force une armurerie militaire. La prison centrale et d’autres établissements pénitentiaires ont été pris d’assaut et des dizaines de détenus semblent s’en être échappés.
Ces évènements, condamnés par la Cédéao, ont suscité le spectre d’un nouveau coup d’Etat dans la sous-région qui a connu six putschs en l’espace de trois ans.
La Rédaction

