Après un appel régional de cessez-le-feu lors d’un sommet conjoint EAC-Sadc, une relative accalmie s’est observée sur le front au Sud-Kivu, où les combats entre l’armée et les rebelles du M23 se sont installés.
Dimanche, des sources sécuritaires ont confié que la journée était calme. Pourtant, la veille, d’intenses combats ont été signalés à une soixantaine de kilomètres de Bukavu, capitale provinciale du Sud-Kivu. Après la prise de Goma, les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, tentent de prendre la ville de Bukavu.
Pour l’heure, les armes se sont tues après le sommet tenu en Tanzanie avec la participation du président Tshisekedi et de son homologue rwandais, Paul Kagame. Même si les deux Chefs d’Etat ne sont pas croisés lors de ce sommet. Les dirigeants de la région ont appelé à l’ouverture de couloirs humanitaires et à la fusion des processus de Nairobi et de Luanda. Toutefois, aucune référence explicite au Rwanda n’a été évoquée dans la résolution du conflit.
Après ce sommet, les deux pays affichent chacun leur satisfaction. Le gouvernement congolais réclame auprès de la communauté internationale des sanctions contre Kigali, lui reprochant son l’inaction.
Selon la présidence congolaise, le sommet a pris une série d’importantes décisions avec effet immédiat qui répondent à l’urgence humanitaire, au besoin pressant d’une désescalade et aux attentes de Kinshasa pour venir en aide aux populations meurtries de Goma.
Depuis la résurgence de la rébellion du M23, les relations entre Kinshasa et Kigali se sont considérablement dégradées. La RDC accuse le Rwanda de l’agresser, en armant les rebelles. Ce que les autorités ont toujours niées. Entre-temps, les pourparlers pour désescalade battent de l’aile.
La Rédaction

