Appelés à un cessez-le-feu immédiat et à se retirer de leurs positions lors d’un sommet spécial des dirigeants Est-Africains élargi à l’Angola à Addis-Abeba, les rebelles du M23 continuent de s’affronter avec les FARDC dans le territoire de Masisi dans le Nord-Kivu, Est de la RDC.
Cette rébellion devrait commencer à se retirer le mercredi. Selon Joao Lourenço, président angolais et médiateur de l’Union africaine dans cette crise, le sommet d’Addis-Ababa a mandaté l’Angola pour entamer des contacts directs avec le M23.
« Dans le but, de parvenir à un accord sur le cessez-le-feu et le cantonnement de leurs effectifs. Ces contacts ont déjà été pris par les autorités angolaises auprès des leaderships du M23. Sans résultats à ce stade. Ils ont commencé depuis hier (le 28 février) », a dit le chef de l’État angolais à RFI.
Il ajoute que « ce sommet avait aussi décidé que la force régionale de la Communauté de l’Afrique de l’est (EAC) se déploie automatiquement une fois le cessez-le-feu obtenu ».
Depuis la résurgence du M23, les relations entre Kinshasa et Kigali naviguent sur les eaux troubles. A la tribune de la 52e session du Conseil des droits de l’homme à Genève, le président Tshisekedi a dénoncé l’agression de la RDC par le Rwanda à travers le M23. « On ne peut pas prétendre défendre l’exercice des droits de l’Homme et des libertés fondamentales en RDC tout en laissant progresser l’agression de ce pays par le Rwanda et les massacres de ses populations par des groupes armés terroristes », a déclaré le président congolais.
Mais Kigali, lui, a toujours nié de soutenir cette rébellion. Pour Kinshasa, le M23 est un mouvement terroriste soutenu par le Rwanda. Kigali, de son côté, accuse l’armée congolaise de soutenir les rebelles rwandais FDRL, accusés de génocide. Entre-temps, les combats se poursuivent sur le terrain.
La Rédaction

