La situation est tendue à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, Est de la RDC, où une manifestation contre la Mission onusienne en RDC et la force de la Communauté de l’Afrique de l’est a fait au moins sept morts et plusieurs blessés, selon les sources de la société et hospitalières. Les organisateurs de la manifestation ont confié à l’AFP le bilan d’une dizaine de morts.
Ce mercredi 30 août, la ville de Goma est déserte. Des mouvements citoyens conduits par « Wazalendo », groupe d’autodéfense créé pour affronter le M23, ont appelé à manifester pour exiger le départ de la Monusco et de la force Est-Africaine. Des sources font état de six morts à Ndosho, où les balles crépitent pour tenter de contenir les « Wazalendo », qui veulent manifester contre la Monusco, selon les témoins.
De Buhene à Birere passant par Majengo, Mutinga, Instigo, Signers, jusqu’au centre-ville, les boutiques sont fermées. Les routes sont sèches.
Selon les sources locales, les militaires des forces armées de la RDC et les policiers tentaient de dissuader la marche anti-Monusco interdite par le maire de Goma. Les adeptes Wazalendu n’ont pas obtempéré à cette mesure de l’autorité urbaine.
Jusqu’à présent, le quartier Ndosho est en ébullition. Les manifestants font face aux éléments de l’ordre. Un journaliste de VOA swahili a été d’ailleurs interpelé tôt ce matin par les forces de la Garde républicaine vers Nyabushongo.
Goma, Butembo, Beni, Uvira… Ces villes de l’est de la RDC avaient été agitées, en juillet, 2022 lorsque les manifestations anti-Monusco avaient éclaté. Des manifestants étaient descendus dans la rue pour exiger le départ immédiat de la mission onusienne en RDC (Monusco). Pour eux, la Monusco se montre incapable de stabiliser cette région, instable depuis deux décennies. Mais ces manifestations ont été sanglantes, faisant plus d’une vingtaine de morts et des dizaines de blessés.
RK

