Grâce, Betty, Arthur et Hermine. Ces quatre enfants d’Omar Bongo Ondimba, défunt président gabonais, ont été mis en examen par la justice française ce jeudi 21 avril. Ils sont soupçonnés de recel de détournement de fonds publics, de corruption active et passive et d’abus de biens sociaux, a rapporté l’AFP.
Mais leurs avocats dénoncent cette mise en examen, qu’ils jugent scandaleuse. Ces enfants du président Bongo Ondimba avaient été successivement mis en examen entre le 25 mars et le 5 avril par Dominique Blanc, un juge financier. Ils sont soupçonnés d’avoir volontairement possédé un patrimoine immobilier à Paris, estimé à plus de 85 millions d’euros.
C’était grâce à la fortune qu’il juge « frauduleuse » de leur père. Mais ces enfants d’Omar Bongo ont assuré ne pas avoir conscience de l’origine frauduleuse desdits fonds. Mais le président Ali Bongo, un autre enfant du défunt président, est épargné pour son immunité.
Pour Me William Bourdon, avocat de la partie civile dans ce dossier, « la procédure enseigne maintenant à quel point les biens français n’ont pu être mal acquis que grâce au concours des ingénieurs du chiffre et du droit ». Il promet que « le chapitre famille Bongo qui s’est ouvert va se poursuivre ».
La banque BNP Paribas avait déjà en mai 2021, été mise pour la même affaire. La banque était poursuivie pour blanchiment de plus de 35 millions d’euros, qui aurait permis à la famille Bongo d’acquérir des villas et hôtels particuliers en France. Après réévaluation, ces mouvements financiers sont, à ce jour, estimés à 85 millions d’euros.
Bien avant sa mort, en 2009, Omar Bongo, leur père, avait déjà lui aussi été déjà lui aussi dans le viseur de la justice française pour les mêmes faits des biens mal acquis.
Dinho Kazadi

