Jeudi 7 septembre, Abdelrahim Dagalo, chef adjoint des Forces paramilitaires de soutien rapide (RSF) soudanaises, a qualifié « d’injuste » les sanctions américaines contre lui pour violation des droits de l’homme ».
Pour lui, les RSF avaient saisi suffisamment d’armes militaires pour vingt dernières années.
« La décision pour nous est une décision injuste et une décision prise sur la base d’informations provenant d’un côté ou d’un côté très opposé aux Forces de soutien rapide », a déclaré Abdelrahim Dagalo jeudi à Sky News Arabia, affirmant que l’action américaine avait été prise sans une enquête claire.
La décision de cibler M. Dagalo constitue le recours le plus médiatisé à des sanctions depuis l’éclatement du conflit entre les RSF et l’armée soudanaise à la mi-avril. Et constitue une réponse apparente aux violences au Darfour occidental, que les RSF sont accusés d’avoir perpétré avec les milices alliées.
« Les autorités qui ont imposé les sanctions n’ont pas attendu et ne savaient pas qui créait des conflits au Darfour ou qui tuait des gens et qui défendait la vie des gens et quels conflits se déroulaient au Darfour ou qui résolvait les problèmes au Darfour », a déclaré M. Dagalo.
Au Soudan, la guerre a commencé quatre ans après qu’un soulèvement populaire ait renversé le président Omar al-Bashir. Les tensions entre l’armée et RSF, qui ont organisé conjointement un coup d’État en 2021, ont débouché sur un projet d’intégration de leurs forces dans le cadre d’une transition vers un régime civil.
L’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Linda Thomas-Greenfield, a annoncé les sanctions contre Abdelrahim Dagalo qui est également frère du commandant de RSF lors d’un voyage à Adré, à la frontière entre le Tchad et le Soudan, pour rencontrer des réfugiés fuyant les violences ethniques et sexuelles.
Depuis avril, 380 000 réfugiés, pour la plupart des femmes et des enfants, ont fui vers le Tchad, selon l’ONU. Des centaines de milliers d’autres ont fui vers la République centrafricaine, l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan du Sud
Josaphat Mayi

