« Nous nous mobilisons partout pour en finir avec la rébellion (des) mercenaires venus du monde entier », a déclaré le général Abdel Fattah al-Burhane devant soldats et journaliste sur une base navale à Port-Soudan, unique ville à disposer d’un port et d’un aéroport en fonctionnement.
Négocier ? Plus question pour le chef de l’armée. Le général al-Burhan veut aller jusqu’au bout. « Le moment n’est pas aux discussions, nous nous concentrons sur la guerre », tranche-t-il.
Il affirme que personne ne l’a aidé à sortir du QG de l’armée. Il balaye des rumeurs faisant état de négociations entre les belligérants à l’étranger. « Personne ne m’a aidé à sortir du QG de l’armée, je ne suis pas sorti au prix d’un accord », lâche le général al-Burhane. En fait, le chef de l’armée soudanaise n’était plus sorti du QG de l’armée depuis le début du conflit.
Il accuse les Forces de soutien rapide (FSR) d’avoir envahi Khartoum et des villes du Darfour. D’après al-Burhane, ils n’ont rien à voir avec les Soudanais. « Les FSR ont commencé cette guerre en disant, c’est l’armée de l’ancien régime et des islamistes, c’est un mensonge », a-t-il lancé devant les soldats.
Entre-temps, les combats se poursuivent à Khartoum, où les paramilitaires tirent sur les avions de combat qui les survolent, selon des habitants cités par l’AFP. Dimanche, les Forces paramilitaires de soutien rapide (FSR), dirigées par le général Mohamed Hamdan Dagalo, se sont déclarées ouvertes à une longue trêve avec l’armée dans un communiqué.
Dans ce texte, le général Hemetti présente sa vision d’un « Soudan ressuscité ». Il s’agit d’une initiative qui pourrait relancer les efforts à tenir des pourparlers directs entre les belligérants.
Ce conflit meurtrier et sanglant, près de 5.000 morts d’après l’ONG Acled, a éclaté le 15 avril dernier. Les deux camps ont plusieurs fois fait les sourds aux appels à un cessez-le-feu. Tout comme les négociations sous l’égide de Washington et Ryad semblent avoir échoué.
Depuis, les belligérants se reprochent mutuellement d’avoir déclenché cette guerre après des semaines de tensions sur l’intégration de leurs troupes en une seule force dans le cadre d’une transition vers la démocratie.
La Rédaction

