Ce lundi 4 septembre, les Nations unies ont indiqué avoir besoin milliard de dollars pour aider les 1,8 million de personnes, qui doivent fuir cette année le Soudan, en proie à des combats meurtriers.
Ce montant est le double des fonds demandés quelques mois plus tôt à la communauté internationale pour l’aide au Soudan. Mais jusque-là, l’agence onusienne peine à recueillir cette somme.
Dans un communiqué, le HCR rapporte que plus d’un million de personnes, dont des réfugiés ont déjà fui le Soudan vers les pays voisins.
« La communauté internationale doit être solidaire des gouvernements et des communautés d’accueil et s’attaquer au sous-financement persistant des opérations humanitaires », a déclaré Mamadou Dian Balde, directeur régional du HCR pour l’Afrique de l’Est, la Corne de l’Afrique et la région des Grands Lacs.
D’après lui, la crise a entraîné une demande urgente d’aide humanitaire car ceux qui arrivent dans les zones frontalières isolées se trouvent dans une situation désespérée en raison notamment d’infrastructures insuffisantes.
Alors que la situation sanitaire désastreuse des nouveaux arrivants est de plus en plus préoccupante et nécessite une attention urgente, des taux élevés de malnutrition et des épidémies notamment de choléra et de rougeole sont ainsi observés dans les pays d’accueil, entraînant des décès.
« Il est extrêmement bouleversant de recevoir des informations faisant état de décès d’enfants qui auraient pu être évités si les partenaires avaient disposé de ressources suffisantes. L’action ne peut plus être retardée », a-t-il insisté.
M. Balde a également indiqué que les partenaires de l’ONU sur le terrain font tout leur possible pour soutenir ceux qui arrivent et leurs hôtes, mais sans ressources suffisantes de la part des donateurs, ces efforts seront sévèrement réduits.
La guerre qui a éclaté le 15 avril entre l’armée, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), du général Mohamed Hamdane Daglo, a fait 5.000 morts, selon le bilan très sous-estimé de l’ONG Armed Conflict Location & Event Data Project (Acled), et un total de 4,8 millions de déplacés et réfugiés, selon l’ONU.
Mervedie Mikanu

