Au Kenya, la Cour suprême a annulé le projet de loi d’amendement constitutionnel communément appelé Building Bridges Initiative (BBI), ce jeudi 31 mars. Six juges sur sept ont jugé que le président kényan Uhuru Kenyatta ne peut pas mener une initiative populaire qui vise à amender la Constitution.
Trois juges ont estimé que le président Uhuru Kenyatta était un promoteur des amendements proposés par le BBI, deux juges ont déclaré que le président Kenyatta n’était pas impliqué et deux autres se sont abstenus lors de ce vote.
Les réformes communément appelées Building Bridges Initiative (BBI), visaient à élargir l’exécutif et vont constituer le plus grand changement apporté au système politique du pays. En plus de créer de nouveaux postes au sein de l’exécutif, les changements radicaux vont faire passer le nombre de parlementaires de 290 à 360.
Dans ce pays d’Afrique de l’Est, le calendrier des réformes a suscité des spéculations auprès du vice-président kényan William Ruto qui accuse Uhuru Kenyatta de vouloir rester au pouvoir en créant le poste de Premier ministre dans le cadre d’un accord de partage du pouvoir, si Raila Odinga remporte l’élection présidentielle.
Ali Maliki

