À partir du 28 mai, les biberons, les tétines et les tasses à bec ne seront plus autorisés comme récipients à utiliser pour l’alimentation des bébés. C’est la décision prise par le gouvernement kényan mercredi 30 mars. Selon le ministère kényan de la Santé, la réglementation n’interdit pas les préparations pour nourrissons, mais conditionne leur commercialisation.
D’après les experts sanitaires, l’utilisation du biberon interfère souvent avec l’allaitement.
« Je suis totalement d’accord avec l’interdiction. Mais elle devrait être accompagnée de directives, car sans formation, information et alternatives, il n’y aura pas de conformité. N’oubliez pas que nous avons trois pour cent d’enfants qui bénéficient de modes d’alimentation alternatifs et qui sont tout aussi importants. L’interdiction des bouteilles n’est qu’une étape. Nous devons aider les femmes à la mettre en œuvre », a dit Martha Nyagaya, directrice nationale de la nutrition internationale pour le Kenya, à un média local.
Elle souligne que des informations sur l’importance d’utiliser une tasse et une cuillère comme alternative aux biberons devraient être mises à disposition. « Nous devons également reconnaître que les trois pour cent sont vulnérables à la malnutrition car ils ne peuvent pas allaiter, peut-être parce que leurs mères sont mortes à la naissance, entre autres raisons », a-t-elle ajouté.
La semaine passée, le Parlement kényan a adopté une loi de 2012 sur la réglementation et le contrôle des suppléments de lait maternel (BMS) qui répertorie les biberons utilisés pour nourrir les nourrissons comme produits désignés.
Au Kenya, la malnutrition est l’une des principales causes de morbidité, de mortalité et d’hospitalisation des nourrissons et des enfants. Une situation qui nécessite de toute urgence des interventions, selon le ministère kényan de la Santé.
La Rédaction

