Ce vendredi 4 novembre, la Banque mondiale a annoncé l’octroi d’une aide de 497 millions Usd à l’Afrique du Sud, émetteur de gaz à effet de serre qui peine avec sa transition énergétique, pour reconvertir une de ses centrales à charbon vétuste.
Pour cette institution financière, cette enveloppe, allouée sous forme de prêts et d’une subvention, doit servir à la reconversion de la centrale de Komati, située dans la province du Mpumalanga (nord), mise à l’arrêt définitif après 60 ans de services lundi.
Cette centrale, dotée de neuf unités de production, engloutissait jusqu’à 12.000 tonnes de charbon par jour et produisait lors de son achèvement deux fois plus d’électricité que toutes les centrales existantes du pays.
La Banque mondiale précise qu’elle doit servir d’exemple pour la transition énergétique de la puissante Afrique du Sud et être reconvertie en site de production d’énergie renouvelable alimenté par 150MW de solaire, 70MW d’éolien et 150MW de batteries de stockage, précise la Banque mondiale.
« La réduction des émissions de gaz à effet de serre est un défi difficile à relever dans le monde entier, et particulièrement en Afrique du Sud compte tenu de la forte intensité en carbone du secteur énergétique », a déclaré David Malpass, président de l’organisation, cité dans le communiqué.
L’Afrique du Sud, première puissance industrielle du continent africain, tire 80% de son électricité du charbon, pilier de l’économie du pays employant au moins 100.000 personnes. Mais le pays est en proie à des coupures continues de courant, la compagnie publique Eskom, qui est endettée, étant incapable de produire suffisamment d’électricité avec des installations vieillissantes âgées en moyenne de 41 ans et mal entretenues.
En 2021, l’Afrique du Sud a obtenu 8,5 milliards Usd de prêts et subventions d’un groupe de pays riches pour financer la transition vers des solutions plus écologiques. Des négociations tendues sur la manière dont l’argent doit être dépensé devaient être engagées en amont de la COP27.
Selon la Banque mondiale, le pays a besoin d’au moins 500 milliards de dollars pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.
Ali Maliki

