Jeudi 11 août, le gouvernement algérien a annoncé l’arrêt à partir de l’année prochaine des importations de semences maraîchères. Cette mesure se justifie par la nécessité de mettre un terme à la consommation des énergies algériennes.
« La décision de l’Algérie d’arrêter les importations des semences maraîchères n’était pas liée à des considérations financières. Et que l’agriculture du pays importe chaque année pour plus de 11 milliards Usd, soit le tiers de la facture d’importation de l’Algérie en 2021 », a assuré Aïmene Benabderrahmane, Premier ministre algérien.
Il demande de valoriser les compétences algériennes et les efforts de l’Etat en matière de formation agricole en limitant notamment les importations. « Rien n’empêche l’Algérie, qui était historiquement la réserve céréalière de l’Europe, d’augmenter sa production à des niveaux permettant de réaliser la sécurité alimentaire », a-t-il ajouté.
L’Algérie, qui importe l’essentiel de ses besoins en céréales et en lait, aspire à couvrir 80% de ses besoins agricoles en 2023. Le gouvernement algérien vise à produire davantage de céréales, de légumineuses et de lait pour réaliser la sécurité alimentaire du pays.
Ali Maliki

