Le Burundi absent du mini-sommet de Goma

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Le mini-sommet des Chefs d’état se tient ce mercredi 7 octobre à Goma, dans la province du Nord-Kivu par vidéoconférence. Le Rwanda, l’Angola et l’Ouganda ont confirmé leur présence. Le grand absent est le Burundi.

Pourtant, après les premiers reports du mini-sommet, l’Ambassadeur du Burundi à Kinshasa avait confirmé la bonne volonté de son pays à participer à cette rencontre où les Chefs d’état vont parler des questions de sécurité et de stabilisation de la région de l’Est de la RDC, frontalière avec le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda.

L’absence du Burundi pourrait s’expliquer par le fait, le général Evariste Ndayishimiye, a des relations tendues avec son voisin rwandais. Il avait rejeté la main tendue du président rwandais Paul Kagame. Le général Evariste Ndayishimiye, disait ne pas vouloir avoir “de bonnes relations avec un pays qui use de malice” en parlant du Rwanda.

La ministre congolaise des Affaires étrangères a effectué une visite au Burundi le week-end. Cela n’aura visiblement pas changé la position de ce pays voisin, concerné par les questions de sécurité, comme la RDC.

Les attentes de la société civile

Durant ce mini-sommet, la Coordination de la société civile du Nord-Kivu a formulé ses attentes dans une lettre ouverte. John Banienie, président provincial de cette coordination indique que “la plus grande attente est la restauration de la paix. Les Forces vives de la société civile demandent aux Chefs d’état de mettre fin à la question du soutient des groupes armées qui sont alimentés par les pays voisins. Nous citons notamment les ADF Nalu et les FDLR. Il faut trouver des mécanismes pour mettre fin aux groupes pour permettre au peuple congolais de recouvrer la paix et la sécurité”.

L’autre demande de la Coordination de la société civile du Nord-Kivu est qu’on puisse renvoyer les ex-combattant M23 au Congo pour qu’ils soient contrôlés par les autorités congolaises. « Aussi longtemps que les ex-combattants du M23 resteront cantonnés en Ouganda, cela fera peser une menace sur la sécurité et sur les populations congolaises. Nous voulons aussi que Jamal Mukulu, Chef des ADF-Nalu (Forces Démocratiques et Alliées), en détention en Ouganda depuis 2015, soit extradé en RDC pour répondre de ses actes » a indiqué à SahutiAfrica.net John Baniénié, président provincial de la Coordination de la société civile du Nord-Kivu.

Jacques Matand’

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