Deux cas de la maladie à virus de Marburg, une fièvre hémorragique, ont été recensés pour la première fois au Ghana. Les sanitaires l’ont annoncé dans un communiqué dimanche 17 juillet.
D’après le communiqué, les prélèvements sanguins de deux personnes réalisés dans la région d’Ashanti, dans le sud du Ghana, suggéraient le virus de Marburg et les échantillons avaient été envoyés à l’Institut Pasteur de Dakar (IDP) pour confirmation. Les tests supplémentaires effectués à l’IDP, au Sénégal, ont confirmé les résultats.
Les autorités sanitaires promettent de tout faire pour protéger la santé de la population. Et les appellent à coopérer pour éradiquer le virus.
La maladie à virus de Marburg commence de façon soudaine, avec une forte fièvre, des céphalées intenses et une éventuelle malaise. Elle se transmet à l’homme par les chauves-souris frugivores, mais aussi se propage dans l’espèce humaine par contact direct avec les fluides corporels des personnes infectées, ou avec les surfaces et les matériaux, selon l’OMS.
Pour le moment, il n’existe pas de vaccins ou de traitements antiviraux approuvés pour traiter le virus. Mais la réhydratation par voie orale ou intraveineuse ainsi que le traitement des symptômes spécifiques améliorent les taux de survie.
En septembre dernier, l’OMS a annoncé la fin du premier épisode du virus de Marburg en Afrique de l’Ouest. C’était quarante-deux jours après l’identification d’un cas unique en Guinée. Des flambées et des cas sporadiques avaient par le passé été signalés ailleurs en Afrique, notamment en Afrique du Sud, en Angola, au Kenya, en Ouganda et en RDC.
Mervedie Mikanu

