Tension à Tripoli, capitale libyenne, après une nuit où d’affrontements entre groupes armés rivaux ont fait au moins six morts lundi 12 mai.
Selon le Centre de médecine d’urgence et de soutien, ces six corps ont été récupérés sur les lieux des affrontements autour d’Abou Salim, quartier populaire de la capitale. Les échanges de tirs ont débuté lundi dans la soirée lorsque les mitrailleuses et lance-roquettes ont commencé à résonner.
Dans un communiqué publié au milieu de la nuit après ces combats, le ministère de la Défense a rapporté que « l’opération militaire a été menée avec succès et que des instructions ont été données pour compléter une opération permettant d’assurer une sécurité et une stabilité durables. En fait, d’Abdelghani Gheniwa el-Kikli, chef d’un influent groupe armé basé dans le quartier d’Abou Slim, a été abattu lors des combats.
Ce mardi, Abdelhamid Dbeibah, Premier ministre libyen de la transition, a salué l’armée et la police d’avoir instauré la sécurité. Pour lui, ce qui a été accompli montre que les institutions régulières sont capables de protéger la patrie et de préserver la dignité des citoyens.
« C’est une étape décisive vers l’élimination des groupes irréguliers et l’instauration du principe selon lequel il n’y a de place en Libye que pour les institutions de l’Etat, et il n’y a d’autre autorité que celle de la loi », a écrit Abdelhamid Dbeibah.
Après la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye peine à s’extirper d’une décennie de chaos. Deux gouvernements se disputent le pouvoir depuis plus d’un an en Libye : l’un installé à Tripoli et dirigé par Abdelhamid Dbeibah, l’autre dans l’Est, soutenu par le puissant maréchal Haftar, chef de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL).
La Rédaction

