Le gouvernement burkinabé a créé un fonds patriotique pour appuyer et accompagner l’action des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP, supplétifs de l’armée), engagés dans la lutte contre la montée de la menace djihadiste.
Selon le compte-rendu du Conseil de ministres, ces fonds sont estimés à 164 millions Usd. « Les contributions seront collectées à travers le réseau du trésor public, les comptes de téléphonie mobile et tout canal autorisé », détaille Aboubakar Nacanabo, ministre burkinabè des Finances.
Pour le gouvernement, ce fonds devrait contribuer à la réalisation de deux premières missions assignées dans la charte de la transition le 14 octobre dernier. Il s’agit de rétablir et de renforcer la sécurité dans l’ensemble du territoire national, mais aussi d’apporter une réponse urgente, efficace et efficiente à la crise humanitaire.
Jean-Emmanuel Ouédraogo, porte-parole du gouvernement, a affirmé que les membres du gouvernement ont décidé de façon unanime de céder chacun 5% de leur salaire mensuel comme contribution à ce fonds.
En 2022, le gouvernement avait proposé une contribution de 1% sur les salaires des travailleurs dans le secteur public et privé. Mais cette proposition avait été rejetée, en bloc, par plusieurs syndicats des travailleurs.
Le 24 octobre dernier, les autorités burkinabè ont lancé le recrutement de 50 000 combattants volontaires pour la défense de la patrie (VDP, les supplétifs de l’armée) pour soutenir l’armée dans la reconquête du territoire national. Depuis 2015, le Burkina Faso est en proie à des attaques de groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique (EI). Une impasse sécuritaire qui a précipité la chute le président élu Christian Kaboré et du colonel Paul-Henri Damiba, putschiste.
Raymond Nsimba

