Un militaire russe de la société Wagner a été capturé dans le centre du Mali, a annoncé le groupe djihadiste de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM) dans un communiqué relayé par l’AFP lundi 25 avril. D’après la même source, ce Russe était engagé aux côtés de l’armée sur le front de la lutte anti-djihadiste.
Mais le GSIM n’a pas fourni de preuve permettant d’attester de la véracité de son annonce, précise l’AFP.
« Ces forces meurtrières ont participé avec l’armée malienne à une opération de parachutage sur un marché dans le village de Moura où ils ont affronté plusieurs moudjahidines avant d’encercler cette localité pendant cinq jours et tuer des centaines de civils Innocents », rapporte le communiqué du GSIM.
Les djihadistes n’établissent pourtant pas un lien entre cette capture et les événements de Moura où les forces maliennes et leurs partenaires russes sont soupçonnées de possibles exactions sur des civils.
Pour Bamako, les soldats maliens y ont neutralisé 203 jihadistes. Mais l’ONG Human Rights Watch (HRW) accuse les forces maliennes d’y avoir exécuté sommairement 300 civils, avec l’aide de combattants étrangers.
La justice malienne et la mission onusienne au Mali (Minusma) ont ouvert une enquête. Mais les autorités maliennes n’ont pas encore répondu à la demande de la Minusma. Cette dernière veut aller enquêter à Moura afin de faire la lumière sur ces événements.
Le Mali, qui fait face à l’impasse djihadiste depuis 2012, a connu deux putschs en l’espace de neuf mois. Depuis, le pays est par une junte militaire. Cette dernière a fait appel à des instructeurs russes. Pourtant, Paris et Washington les présentent comme de mercenaires du groupe russe Wagner. Des allégations que dément la junte au pouvoir au Mali.
Raymond Nsimba

