Au Niger, une tentative de coup d’État a été déjouée dans la nuit du mardi 30 à mercredi 31 mars à Niamey, la capitale. C’est à 48 heures de la cérémonie de passation de pouvoir entre Mahamadou Issoufou, président sortant et Mohamed Bazoum, président entrant. C’est une première dans ce pays 59 ans après son indépendance.
Mercredi 31 mars, Niamey s’est réveillée sous des tirs à l’arme lourde et légère. Ces tirs ont retenti au quartier présidentiel. Plusieurs militaires ont été arrêtés après l’intervention de la garde présidentielle. Les sources sécuritaires affirment que la « situation est sous contrôle ». « Ce groupe de militaires n’a pas pu s’approcher du palais présidentiel lors que la Garde présidentielle a riposté », a confié une source à l’AFP.
Dans un communiqué, le gouvernement nigérien dénonce un « acte lâche et rétrograde voulant mettre en péril la démocratie et l’État de droit » dans ce pays du Sahel. Au Niger, cinq présidents se sont succédé après une série de coups d’État entre les années soixante-dix et quatre-vingt-dix.
Trésor Mutombo

