Au moins vingt civils membres d’un groupe d’autodéfense local tués. Tel est le bilan actuel d’une frappe aérienne dans le nord-ouest du Nigeria, selon plusieurs habitants de la place.
Ils indiquent que des gangs criminels, appelés localement bandits, ont attaqué la semaine dernière les villages de Mani et Wabi, dans le district de Maru de l’État de Zamfara. Les civils affirment d’avoir alerté les forces de sécurité, qui ont dépêché un avion militaire pour leur venir en secours.
D’après eux, l’appareil a confondu des membres du groupe d’autodéfense avec les bandits et les a bombardés entre les villages de Maraya et Wabi. Cité par l’AFP, Ishiye Kabiru, habitant du district de Maru, où a eu lieu le raid aérien, explique que la frappe aérienne a coûté la vie à 20 personnes, samedi.
«Les membres de nos groupes d’autodéfense du village de Maraya et des villages voisins se sont rassemblés pour traquer les bandits. Malheureusement, un avion militaire les a pris pour cible, les confondant avec les bandits», a-t-il expliqué.
En fait, des frappes aériennes ont déjà coûté la vie à des civils luttant contre les groupes criminels ou jihadistes au Nigeria. En janvier, au moins seize personnes ont été tuées dans une frappe aérienne militaire dans l’État de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria.
«Nous avons été frappés par une double tragédie samedi. Des dizaines de personnes et plusieurs vaches ont été enlevées par des bandits et ceux qui suivaient les bandits pour les secourir ont été bombardés par un avion de chasse. Vingt d’entre eux ont été tués», a expliqué Buhari Dangulbi, un autre habitant de Maru, cité par l’AFP.
Josaphat Mayi

