La ville de Kampala, capitale ougandaise, a été mise en état d’alerte maximale après la détection de deux cas d’Ebola qui se sont échappés dans le district de Mubende, centre du pays. C’est ce qu’a décidé le gouvernement ougandais ce lundi 17 octobre.
Selon les autorités sanitaires, sur les deux patients, l’un d’eux, un homme, est décédé la semaine dernière dans un hôpital. L’autre, la femme de l’homme, a été testée positive dans un centre de santé à Kampala et a été isolée à Entebbe avec son bébé.
« Ebola est une maladie très violente une fois qu’elle pénètre dans votre corps, mais elle est très facile à éviter. Mais il y a des gens qui ne peuvent pas être conseillés. Il y a des patients Ebola qui ont été difficiles, nous mentant, détournant des cadavres et se déplaçant de district en district, y compris en venant à Kampala. Ce mouvement et cette tromperie n’ont pas changé et cela augmente le risque de propagation de la maladie dans d’autres parties du pays », a dit Yoweri Museveni, président ougandais dans un communiqué.
Compte tenu de la gravité du problème et pour empêcher une nouvelle propagation et protéger des vies et des moyens de subsistance. « Le gouvernement prend des mesures supplémentaires qui nécessitent une action de notre part à tous. Toutes ces mesures commenceront avec effet immédiat et dureront 21 jours car la période d’incubation d’Ebola peut aller jusqu’à 21 jours », a déclaré le chef d’Etat ougandais.
Selon le ministère ougandais de la Santé, au moins quarante-deux contacts des cas à Kampala ont été répertoriés et dix mis en quarantaine.
Samedi 15 octobre, le gouvernement a imposé un confinement de 21 jours dans les districts de Mubende et de Kassanda pour contenir l’épidémie d’Ebola, restreignant les déplacements à l’intérieur et à l’extérieur de ces districts.
La maladie à virus Ebola a déjà été confirmée dans au moins cinq districts, infectant 58 personnes et en tuant dix-neuf, selon les statistiques du ministère ougandais de la Santé.
Ali Maliki

