Près de huit manifestants contre la flambée des prix des denrées alimentaires et du carburant ont été interpellés pour trouble à l’ordre public à Jinja, zone située dans le sud-est de l’Ouganda. C’est ce qu’a annoncé la police lundi 11 juillet.
Selon les médias locaux, les manifestants se sont mobilisés et ont bloqué la route à l’aide de pierres, de briques, de branches d’arbres, de bûches et de pneus enflammés. Ils reprochent au gouvernement de ne rien faire pour améliorer la situation.
« Pour faire face à cette situation, les agents de la police ont dû avoir recours à un usage minimum de la force, avec des gaz lacrymogènes, notamment, pour disperser les manifestants », a dit James Mumbi, porte-parole de la police ougandaise à l’AFP.
Pour plusieurs manifestants, la situation actuelle dans le pays semble indiquer que l’Ouganda n’appartient qu’aux privilégiés et aux politiciens qui peuvent se permettre les produits de base.
« Il semble que l’Ouganda n’appartienne qu’aux riches. Les gens ordinaires comme moi sont traités comme si nous n’appartenions pas ici. Même les politiciens, surtout nos députés, ne semblent pas s’en soucier. C’est comme si nous avions voté pour qu’ils aillent au Parlement pour devenir riches et nous oublier. C’est comme s’ils ne savaient pas ce qui se passe dans leurs circonscriptions », a confié Charles Karoli, travailleur dans un salon de coiffure à un média local.
Un autre manifestant, M. Joseph Mukiibi, avertit qu’il ne céderait pas tant que le gouvernement n’interviendrait pas avec des solutions à court terme à la crise économique actuelle dans le pays. « Le gouvernement a récemment confronté cette crise à la pandémie de Covid-19 et a déclaré qu’il avait été exacerbé par l’invasion russe de l’Ukraine. Ce qui a faussé la chaîne d’approvisionnement mondiale. Les autorités doivent trouver des solutions à nos problèmes », a-t-il déclaré.
L’Ouganda fait face à une flambée des prix de produits ménagers essentiels depuis le début de l’année. Le gouvernement attribue cette crise à des facteurs externes comme le Covid-19 et la guerre russo-ukrainienne.
Dinho Kazadi

