En RDC, où les jeux d’argent et de hasard sont devenus un ascenseur économique pour plusieurs jeunes, la question de la protection des mineurs était de débats lors du 3ᵉ hackathon d’Ebuteli, institut congolais de recherche.
L’activité a réuni parlementaires, société civile et jeunes autour de cette question qui préoccupe dans le cadre du projet Talatala+. Un cadre de participation citoyenne et la transparence parlementaire en RDC. Des participants ont réfléchi aux pistes de solutions face au danger de voir des mineurs se lancer aux jeux de hasard.
Dans la capitale congolaise, ces jeux ne cessent de gagner du terrain. Les sièges de société de paris sportifs sont remplis par des jeunes à la quête d’un gain. Désignés champions après la présentation des résultats du troisième hackathon législatif, Joseph Bangakya et Gracien Iracan de Saint-Nicolat, députés nationaux, promettent de mener des initiatives parlementaires « concrètes » pour la régulation de ce secteur.

« En RDC, on est à au moins 70 % d’une population jeune. Si je donne les chiffres, on est environ à 11 millions de jeunes, situés entre 0 et 18 ans ou 20 ans. On a entre 7 et 8 millions de moins de 18 ans à protéger », a déclaré Gracien Iracan devant la presse. Pour lui, si ces jeunes de moins de 18 ans ne sont pas encadrés, le pays risque d’être confronté à des situations catastrophiques dans l’avenir. Il affirme qu’il entend veiller « à la conformité de la loi pour protéger les mineures, mais aussi à son application ».
Le député Joseph Bangakya indique que le dépôt ou l’examen du projet de loi du gouvernement portant sur le principe du secteur des jeux d’argent est « la priorité ». En fait, le gouvernement congolais a adopté ce projet de loi en avril dernier. Ce texte vise notamment à encadrer l’exploitation des jeux d’argent et de hasard, en garantissant que ces activités se déroulent dans un cadre légal strict. Mais surtout, à protéger les mineurs et les joueurs vulnérables.
« Aujourd’hui, il est important de discuter des jeux de hasard et d’argent pour voir comment protéger nos enfants qui constituent l’espoir d’une génération du pays. Cette thématique de la protection des mineurs face aux jeux de hasard et d’argent a été retenue en raison de son impact direct sur le quotidien des citoyens, en particulier celui des mineurs, ainsi que de sa pertinence dans l’agenda institutionnel », a affirmé Joseph Bangakya.
Pour l’heure, le secteur des jeux d’argent et de hasard navigue dans ce qui paraît comme un flou juridique. Pourtant, ils sont devenus presque un sport national.
Trésor Mutombo

