Après la condamnation de l’opposant Jacky Ndala à deux ans et six mois de prison ce jeudi 19 décembre, son avocat dénonce une décision « politique ».
Me Eric Biselo affirme que son client ne va pas interjeter appel. Pourquoi ? « Il considère que c’est une décision téléguidée et qu’en soi, il n’y a pas lieu de faire valoir les éléments de droit. Il s’agit d’une question purement politique », a déclaré l’avocat de l’opposant.
Ce jeudi, l’opposant Jacky Ndala, ancien proche de Moïse Katumbi, a été condamné par le tribunal de paix de Kinshasa/Kinkole pour propagation de faux bruits. Bien plus, il devra s’acquitter d’une amende de 500.000 FC.
« C’est une décision unique qui ne rencontre non seulement la loi, mais également la confiance de la population congolaise à l’égard de cette justice, de plus en plus éloignée de la réalité », a déploré Me Eric Biselo.
Cette affaire, qui a fait grand bruit à Kinshasa, a éclaté après la diffusion d’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux dans laquelle M. Ndala avait affirmé avoir été victime « de mauvais traitements de viols » durant sa détention dans les locaux de l’Agence nationale de renseignement (ANR). Et il a même révélé avoir été « sodomisé ». Une révélation qui a choqué plus d’un.
Une enquête avait été ouverte après cette troublante révélation. Selon le ministère public, Jacky Ndala aurait divulgué de fausses informations concernant un traitement inhumain dont il aurait été victime en 2021. Depuis le 28 novembre, l’opposant a été placé sous mandat de dépôt provisoire avant ce verdict.
Ephraïm Kimuana

